Domaine privé : Kaija Saariaho à la Cité de la Musique
Du 17 au 23 avril à la Cité de la Musique
Qu'elle se tourne vers le ballet ou la musique de chambre, vers l'orchestre ou l'opéra, Kaija Saariaho marie la délicatesse du geste à l'ampleur des formes. Ce Domaine privé est une fenêtre entrebâillée sur quelques-uns de ses jardins secrets.
Mercredi 17 avril à 20 h
MAA / Ballet
International Contemporary Ensemble
Maa est un mot finnois qui signifie « terre », « pays », « contrée », voire « continent » ou « monde ». C'était aussi le titre que Carolyn Carlson et Kaija Saariaho avaient choisi pour leur ballet créé le 31 octobre 1991 à Helsinki. Ce ballet sera ensuite l'objet d'une nouvelle chorégraphie signée Luca Veggetti et créée au Miller Theatre de Columbia University en 2010 (en coproduction avec le Musée Guggenheim) ; c'est cette version que la Cité de la musique a choisi de reprendre.
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Jeudi 18 avril à 20 h
Quatuor Meta4
Les « voix intimes » qu'évoque le quatuor en ré mineur de Sibelius (Voces intimae, 1909), ce sont celles de l'introspection. Mais ce sont aussi celles de la musique de chambre, propice à la réflexion sur l'écriture musicale. Deux aspects de l'intimité que l'on retrouve dans Terra Memoria (1987), le second quatuor de Saariaho : dédié « aux disparus », il est aussi l'occasion de se pencher sur la matière sonore (terra) et les manières de la façonner (memoria).
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Vendredi 19 avril à 20 h
Orchestre Philarmonique de Radio France - Santt-Matias Rouvali - Anu Komsi
Les sources d'inspiration de Kaija Saariaho sont multiples. La brève pièce pour grand orchestre intitulée Asteroid 4179 : Toutatis (2005) est une rêverie autour de l'astéroïde dont l'orbite est la plus proche de la Terre. Laterna magica (2008), également pour grand orchestre, est une méditation sur la lumière, à partir de l'autobiographie du cinéaste Ingmar Bergman. Et les Leino Songs (2007), pour soprano et orchestre, sont une mise en musique de quatre poèmes du grand poète finlandais Eino Leino (1878-1926).
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Samedi 20 avril à 20 h
FORUM
Dans Dolce tormento (2004), on entend entre les notes du piccolo les vers chuchotés d'un sonnet de Pétrarque. Dans Vent nocturne (2006), Saariaho imagine le rapport entre les soupirs de l'alto et ses échos électroniques comme une édition bilingue. Sa musique parle, avec ou sans mots. Mais elle tremble et bat aussi : Je sens un deuxième coeur (une commande de Carnegie Hall en 2003 pour compléter le cycle inachevé de six sonates projeté par Debussy) évoque le double rythme cardiaque de la mère et de l'enfant.
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Mardi 23 avril à 20 h
AVANTI!
Émilie est le troisième opéra de Kaija Saariaho, créé en 2010 à Lyon. Le livret d'Amin Maalouf proposait un fascinant portrait d'Émilie du Châtelet, mathématicienne et physicienne, traductrice de Newton, maîtresse de Voltaire et du poète Saint-Lambert, morte à l'âge de quarante-trois ans des suites d'un accouchement. De ce monodrame évoquant les derniers jours d'un destin tragique, la compositrice a tiré en 2011 une suite pour soprano et orchestre.
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